22/12/2005Je risque de partir au Kosovo.Mais la question du soir, c'est: "pourquoi l'Islande?"
1) Sigur Ros et Björk représentent 0,001% de la population, quand même. Imaginez que la France ait produit 80 Björk et Sigur Ros, au lieu d'un Vincent Delerm et d'un Johnny Hallyday. Hein.
2) La Gay Pride, là-bas, réunit 40 000 personnes. Ramené à la France, ça fait 8 millions. 1 million de manifestants, chez nous, c'est historique.
3) L'islandais est une langue propre, qui, coupée du continent, a beaucoup moins évolué que les autres langues nordiques. Elle est plus "archaïque", bourrée de signes et de lettres mystérieures, et la prononciation a l'air aussi déterministe qu'en anglais.
4) Le pays le plus au nord du monde est producteur de bananes que l'on fait pousser autour des geysers. Je trouve ça trop fou. Mon rêve, ce serait d'inventer des recettes de cocktail à base de banane islandaise. Des cocktails vendus très chers.
Alors, voilà, il faudra bien aller en Islande.
Mais bon, là, ce sera plutôt le Kosovo. 11/12/2005Mes plus grands succèsC'était un dimanche de printemps, en khâgne. A***, V*** et moi nous ennuyions à mourir.
L'un d'entre nous eut alors l'idée de partir. Au bord de la mer.
C'était le milieu de la journée, il était encore temps.
Sous le regard médusé des autres internes, nous avons donc quitté le lycée. RER, direction Saint-Lazare.
Arrivés à la gare, réflexion un peu longue devant les horaires.
Cabourg ou Deauville? Hum, il faut faire un changement, ça a l'air long, on risque de rester bloqués là-bas.
Dieppe? Pas possible, le départ se fait Gare du Nord.
Le Havre? Un port industriel, bof.
Bon, va pour Caen.
Nous bondissons enthousiastes dans le train.
La campagne normande défile sous nos yeux. Il fait beau.
Arrivée à Caen.
Je me tourne vers V***: "Mais, au fait, Caen, c'est bien au bord de la mer?"
-"Euh...."
Eh non. C'est à 10 km dans les terres. Loupé.
07/12/2005TartinesFin octobre, j'ai perdu le parapluie offert par Geneviève.
Puis, plus grave, mon I-pod.
La semaine dernière, mon rasoir électrique a rendu l'âme.
Ce week-end, la théière que j'avais ramenée de Hongrie, au milieu d'une montagne de bagages, à travers des grèves de douaniers autrichiens et de cheminots français, a explosé en pleine tisane à la verveine.
Je veux y voir le signe de grands changements dans ma vie, d'un prochain enrichissement. 06/12/2005Parfois, la chair est faibleJe sais que c'est facile, et que je ne devrais pas céder aussi facilement.
Mais voilà, même dans les morceaux les plus faibles de Depeche Mode, les voix me font des frissons.
Dave Gahan a beau être une insupportable chiennasse, je ne pourrais pas lui résister s'il était là et chantait. L'apogée des illusionsC'était la semaine dernière, je devais potasser du droit budgétaire local.
Je ne sais ce qui a appuyé sur la bonne poulie, mais un petit paquet de sensations me sont remontées à la conscience.
Il y avait le bruit de la mer; la fraîcheur de l'été; et sa tête posée sur mon ventre.
C'était l'été 2001.
Le monde me souriait, il allait dans la bonne direction.
On s'habituait suffisamment au progressisme gradualiste de la gauche plurielle pour en être insatisfait. La vague de prospérité faisait oublier la question sociale; on en venait à demander plus. Le vent était favorable, et, d'ailleurs, n'avait-il pas fait basculer Paris dans l'escarcelle progressiste? La fête sur le parvis de l'Hôtel de Ville avait donné chaud au coeur; c'était un peu mon 10 mai 81 au petit pied.
Je venais d'achever deux années d'études chargées, j'avais appris et fait beaucoup de choses, et sans le stress déraisonnable des concours. C'était bon d'étudier comme ça, pour le plaisir.
Et surtout, il y avait G***. Enfin, je l'avais conquis. Après son coming-out; notre premier brouillon de relation; des mois de rupture fusionnelle; mes aveux à ma mère; Mathieu, avec qui je croyais m'être guéri de G***, et qui avait déclenché des réactions imprévisibles; G*** était revenu passer quelques jours chez ma grand-mère, en Bretagne. Il avait achevé la première nuit, commencée dans le lit voisin, dans le mien.
Cette fois, c'était la bonne.
Sur la plage de Gâvres, quasi-déserte, nous nous blottissions avec bonheur, pour nous protéger de la fraîcheur et du vent.
Chapi - célibataire à ce moment-là - nous félicitait au téléphone. Il me charriait sur le côté "Sea, Sex, and Sun" de la situation.
A***-L*** ironisait gentiment: "il aurait fallu être cruche pour ne pas se douter que vous alliez vous remettre ensemble".
J'en venais à croire que, finalement, j'étais apte au couple et à l'amour.
C'était bien, cette semaine de bonheur au son de Mama Cass.
Puis il y a eu septembre. Cette rentrée stressante à deux dans un cagibi a dissipé la brume de bluette.
Je faisais un tour dans la rue, hors du cagibi, quand Chapi m'a appelé pour me dire que des avions avaient percuté le World Trade Center.
En octobre, la bluette avait bel et bien laissé place aux mécontements et aux chamailleries quotidiennes. Puis celles-ci se sont tues à leur tour. C'était fini.
Je me souviens de l'année qui a suivi comme d'une année de lutte permanente.
D'abord contre la douleur.
Puis pour surnager dans ce concours.
J'ai passé les quinze premiers jours d'avril en apnée à travailler du matin au soir.
Les écrits finis, sortie avec Chapi et son ex. J'avais embrassé un très joli garçon maqué, que j'ai revu plusieurs fois pas la suite. Couché à 5h du matin, je m'étais relevé à 7h pour aller ouvrir un bureau de vote.
Je me suis de nouveau retrouvé dans la rue, la nuit.
Encore deux mois de derniers efforts pour une réussite improbable.
L'année d'ardeur et de nécessité s'est achevée.
L'été est revenu.
Je crois que je ne suis pas retourné à Gâvres. Berceuse barockDormons, dormons. Ah! que le repos est doux
Règnez, règnez, divin Sommeil, règnez, règnez sur tout le monde,
Répandez vos pavots les plus assoupissants, calmez les soins, charmez les sens
Retenez tous les coeurs dans une paix profonde
Il n'est permis qu'au bruit des eaux de troubler la douceur d'un si charmant silence... 02/12/2005Mission d'intérimSi ce week-end, un joli Allemand (ou Autrichien) veut venir pratiquer sa langue avec moi, surtout, qu'il ne se gêne pas. Macht weiter, macht weiter....01/12/2005Envie de pleurer / de renverser la table / de se lover sous la couette avec mon lapin Félix en lisant MafaldaJe ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais je peux vous le dire:
faire de la fiscalité locale en entendant Rosenstolz chanter "Macht Liebe, macht weiter", ça fait bizarre.  |
| Ce blog soutient la candidature de Robert Badinter pour 2007.
 Système politique du Cahier, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite:
Parti Ouvrier Révolutionnaire - Forradalmi Munkas Part - Revolucni Delnicka Strana - Revolutionäre Arbeiterpartei: regroupe les courants marxistes et anarcho-syndicalistes. La ligne "classe contre classe" domine, mais n'empêche pas la conclusion d'accords de gouvernement avec la gauche dans certaines régions. Après de hauts niveaux au début de la République, le parti a longtemps stagné, avant d'opérer une constante remontée depuis le cahier VI.
Parti Socialiste - Szocialista Part - Socialistka Strana - Sozialistiche Partei: différentes sensibilités, du marxisme révisionniste à la social-démocratie, en incluant des éléments travaillistes et socialistes chrétiens. Après des débuts difficiles, s'est affirmé, à la faveur de la crise du PDE, comme le premier parti du pays, connaissant son apogée sous le long règne du Chancelier Neubourg, avant d'être concurrencé par les radicaux.
PR-RP-RS-RP: Parti Radical - Radikalis Part -Radikalni Strana -Radikale Partei: républicain, parlementaire, laïc; différentes nuances du transformisme social et du solidarisme. A été de toutes les coalitions qui ont dirigé la République. Depuis le cahier VI, s'est hissé à la tête du gouvernement.
Parti Démocratique de l'Entente - Egyesség Demokratikus Partja -Democraticka Strana Dohody - Demokratische Partei des Einverständnisses : laïc tempéré, partisan du statu quo socio-économique, à mi-chemin entre le gradualisme de la gauche et les revendications libérales. Après avoir dominé les débuts de la république, avant de décliner. Depuis qu'il ne dirige plus, le parti est constamment déchiré entre l'orientation à gauche, sous direction socialiste ou radicale, et l'orientation vers la coalition borugeoise.
Union Démocratique du Centre - Demokratikus Centrumunio -Demokraticka Svaz Stredu - Demokratische Zentrumunion: courant chrétien-démocrate, regroupant des éléments avancés ("modernisme", "évangélisme libéral", "christianisme ouvrier", "socialisme chrétien"), à l'origine de l'accord avec la gauche dans le Cahier VI, et des éléments très conservateurs ("action catholique").
Union Libérale -Liberalis Union - Liberalni Svaz - Freie Union: petit parti (en convalescence après avoir failli sombrer), incarnant un libéralisme de combat. A pour la première fois obtenu un portefeuille ministériel dans le gouvernement Horn.
Union Républicaine Conservatrice - Konszervativ Köztarsasagi Egyesület - Konzervativ Republikanské Sjedoceni - Konzervative Republikane Verein: représente la droite républicaine, conservatrice mais réservée à l'égard des propositions libérales les plus hardies. Parti dont l'audience a longtemps été faible, mais qui s'est imposé depuis la 5ème législature comme le premier parti de droite.
Parti d'Action Nationale - Nemzeti akcio partja (mais Nap, car ça veut dire "Jour") - Strana Narodni Cinnosti-Partei für die Nationale Tätigkeit: regroupe divers éléments d'une extrême-droite qui refuse le régime: nostalgiques de l'empire, populistes partisans d'un pouvoir fort, catholiques intransigeants, aristocrates élitistes, ultranationalistes, modernistes prônant un dépassement du socialisme et du capitalisme. Malgré l'attitude radicale de son mouvement de jeunesse Nouveau Jour, le parti accepte le jeu parlementaire, et a même participé à des coalitions régionales avec le centre-droit. Popularité très variable. Parce que, la Réforme, c'est aussi du rêve, et la conscience des profondeurs en nous:
http://...
http://... Une Gerboise, ça mord  |