31/03/2007Résumé1. Deux grandes séances d'explication pyschodramatique avec B. et G. Le groupe "Riri-Fifi-Loulou" ressemble de moins en moins à quoi que ce soit, avec ses névroses croisées...
Notamment, moments pénibles avec G. en pleurs, mon geste maladroit, ses explications auto-centrées et incompréhensibles, charriant des pelletées de sujets périphériques dont le lien n'apparaît qu'à lui, au milieu de quoi LE truc à ne pas dire.
2. Arcade Fire. Emotions. Mais Gerboise l'a écrit, et mieux. Fascination sur My Body Is A Cage.
3. Les intrigues continuent: une AG parasitée par deux nuisibles, puis des manoeuvres des mêmes. Inconvénient: j'ai moi-même commis un faux-pas. Avantages: les nuisibles se sont discrédités auprès de leurs proches / rapport de force en ma faveur. Et un résultat probant. Parce que le syndicalisme de transformation sociale, ce sont des résultats, des actes.
4. Plantage, hier. Ou je délire.
5. Laure T..., du MEDD, et ses petites pointes vertes. Amour.
6. J. toujours de bon secours. Et le retour de l'ambiguïté, parce qu'il aime ça.
7. Aller-retour à Soufelweyersheim sous la pluie.
8. Lundi prochain, passage à la télé? 17/03/2007Semaine, suiteEn fait, comme le poil de la bête revient, peu de choses à dire.
Dîner "inter-délégation" lundi soir, chez E. Sympathique, mais s'est poursuivi tard.
Ma vocation pour le MEDD se confirme.
Mardi: longue journée de compta, coucher à 20h30, que la vie est belle le lendemain quand on se couche de si bonne heure.
Mercredi, le reportage de France 2, avec les questions - et les réponses - à la c..., et l'AG du soir.
Jeudi: non-dialogue non-social avec "Caïus Pupus", et nouvelles consternantes sur le boulot de dans un an. Anniversaire d'A., soirée de nouveau sympathique. Suivie, de surcroît, par le bonheur d'héberger G., qui prêtait son appart.
Vendredi: réunion surréaliste avec "Droopy". Ambiance étrange, avec le départ de la promotion sortante. Cours insupportable avec un X du Trésor que j'ai vraiment eu envie de frapper - à ajouter sur la liste des gens à abattre après la révolution.
Samedi: joies du sommeil et de la société de consommation, avec une folie de chemises, des emplettes dans la "Boutique Suédoise", un changement de forfait, et des kugelhopf.
Cette semaine serait ennuyeuse de douceur, si je n'avais ce sentiment persistant de relations asymétriques.
10/03/2007SemaineDimanche, après reprise du sport, décision d'aller bien. Plutôt suivie d'effet.
Lundi-mardi, péripéties électorales à l'école des fous - aucun lien avec la présidentielle. Expérience intéressante, cette petite cabale montée par quelques-uns contre moi - trop irascible et trop partial pour endosser la fonction (j'accepte le premier grief, pas le second). En tout cas, faute de concurrents prêts à assumer de monter une liste, j'ai gagné un scrutin soviétique.
Mardi soir, G. en phase basse, moi plus attendri que jamais.
Mercredi, visite médicale. Ai réussi à faire dire au médecin le mot de "dépressif".
Jeudi et aujourd'hui: en l'absence de G., en ai profité pour développer le tête à tête avec B., que j'ai toutefoiss abandonnée les deux soirs. Espoir?
Aujourd'hui, repas, dîner et "Mala Educacion" avec J. Après l'épisode de septembre - où sa drague invraisemblable m'avait pris au dépourvu - je crois que l'ambiguïté de ce soir était trop lourde pour être vraiment ambiguë. Du coup, rien.
Retour, avec Venus dans les oreilles - de l'émotion bon marché. Un couple s'embrasse rue du 22-novembre. Larmes pendant la traversée de la place Kléber vide. Regard vain vers la fenêtre de B. 04/03/2007SuiteL'effet habituel du retour à Strasbourg.
En quelques jours, le sentiment de ne pas être à ma place, d'être en milieu hostile, et que tout ça ne mène à rien. Le goût salé au fond de la gorge.
Réactions alternant entre:
- l'envie de fuir, de me terrer sous mon lit;
- le désir de résister, en occupant l'espace, en impressionnant. Ce qui échoue souvent et se tourne en agressivité diffuse;
- la tentation du dolorisme, du n'importe quoi pour exhiber avec impudeur ce qui ne va pas.
Et, en toile de fond, l'envie de me jeter dans le Rhin, ou de ne jamais me réveiller lorsque je rejoins mon lit.
Fierté du mardi: avoir éjecté une fille hors d'un groupe de travail après l'avoir envoyée sur les roses avec violence.
Honte du mercredi: avoir bu comme jamais en soirée, au point de ne jamais être en état de danser, de devoir partir tôt, de vomir le long du chemin. J'ai passé le jeudi dans la nausée. Le sentiment d'être nul a culminé.
Effet positif: renoncement définitif à l'alcool.
Plaisir du jeudi: l'Or du Rhin.
Vanité du vendredi: un "apéritif dînatoire" d'anniversaire, où, malgré mon estime pour le récipiendaire et quelques invités, je me suis ennuyé au possible.
Compensations du samedi: achat de divers bijoux technologiques.
Insomnie du dimanche: réveillé depuis 5h10.
03/03/2007Extrait de journal. 8 février 2007, Le Touquet - Paris -Plage.
Vu Hannibal, les origines du mal, au ciné local. Troublant Ulliel, Lituanien et traumatisé – cumul de points sexy. Sensualité de sa bouche avide, la dévoration n’est pas loin du baiser.
Comme devant les films d'horreur en général, révélation de la cruauté en moi. Éprouvée récemment dans les tremblements de haine que j’ai ressentis pour RB – comme pour tous ceux qui m’ont humilié, ou devant qui j’ai dû courber l’échine bien qu’étant convaincu, au fond de moi, de ma supériorité. Je me souviens d’avoir éprouvé le même sentiment à l’égard de GvR. Les rêves d’une grande révolution où devraient rendre gorge ces "puissants". Tiens, j’ai ressenti ça récemment vis-à-vis de JT, toujours cette même rencontre entre le mépris infligé par quelqu’un et mon sentiment de supériorité à son égard.
Si l’orgueil est probablement mon principal moteur de violence – et il faudra que je m’en méfie – j’ai découvert, l’autre jour, que le désir de chair, si éteint soit-il en moi, pouvait l’être aussi, lors de ce demi-rêve où je me suis imaginé violer G.
Le besoin de me faire punir et frapper est toutefois encore plus fort. Rêve du flic.
Au retour, me suis longuement observé dans la glace.
Ma silhouette s’est affinée au long des années. Satisfaction.
Mes yeux, offerts par ma mère, font beaucoup, je crois, dans ma capacité de séduction ; je me désespère d’y voir, en toute circonstance, sa candeur et sa sensibilité. Je n’arrive pas à avoir le regard glacial ou impénétrable. Il faut toujours qu’il exprime.
Venu d’"ailleurs", le bas de mon visage est particulièrement peu gâté. En dépit de mes efforts pour l’affiner et lui donner des lignes, il reste un peu mou. Ma bouche surtout me donne insatisfaction ; elle n’est acceptable, finalement, qu’au repos, tant le sourire tourne chez moi à la grimace, et surtout tant elle est capable de montrer de la bestialité, de la brutalité.  |
| Ce blog soutient la candidature de Robert Badinter pour 2007.
 Système politique du Cahier, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite:
Parti Ouvrier Révolutionnaire - Forradalmi Munkas Part - Revolucni Delnicka Strana - Revolutionäre Arbeiterpartei: regroupe les courants marxistes et anarcho-syndicalistes. La ligne "classe contre classe" domine, mais n'empêche pas la conclusion d'accords de gouvernement avec la gauche dans certaines régions. Après de hauts niveaux au début de la République, le parti a longtemps stagné, avant d'opérer une constante remontée depuis le cahier VI.
Parti Socialiste - Szocialista Part - Socialistka Strana - Sozialistiche Partei: différentes sensibilités, du marxisme révisionniste à la social-démocratie, en incluant des éléments travaillistes et socialistes chrétiens. Après des débuts difficiles, s'est affirmé, à la faveur de la crise du PDE, comme le premier parti du pays, connaissant son apogée sous le long règne du Chancelier Neubourg, avant d'être concurrencé par les radicaux.
PR-RP-RS-RP: Parti Radical - Radikalis Part -Radikalni Strana -Radikale Partei: républicain, parlementaire, laïc; différentes nuances du transformisme social et du solidarisme. A été de toutes les coalitions qui ont dirigé la République. Depuis le cahier VI, s'est hissé à la tête du gouvernement.
Parti Démocratique de l'Entente - Egyesség Demokratikus Partja -Democraticka Strana Dohody - Demokratische Partei des Einverständnisses : laïc tempéré, partisan du statu quo socio-économique, à mi-chemin entre le gradualisme de la gauche et les revendications libérales. Après avoir dominé les débuts de la république, avant de décliner. Depuis qu'il ne dirige plus, le parti est constamment déchiré entre l'orientation à gauche, sous direction socialiste ou radicale, et l'orientation vers la coalition borugeoise.
Union Démocratique du Centre - Demokratikus Centrumunio -Demokraticka Svaz Stredu - Demokratische Zentrumunion: courant chrétien-démocrate, regroupant des éléments avancés ("modernisme", "évangélisme libéral", "christianisme ouvrier", "socialisme chrétien"), à l'origine de l'accord avec la gauche dans le Cahier VI, et des éléments très conservateurs ("action catholique").
Union Libérale -Liberalis Union - Liberalni Svaz - Freie Union: petit parti (en convalescence après avoir failli sombrer), incarnant un libéralisme de combat. A pour la première fois obtenu un portefeuille ministériel dans le gouvernement Horn.
Union Républicaine Conservatrice - Konszervativ Köztarsasagi Egyesület - Konzervativ Republikanské Sjedoceni - Konzervative Republikane Verein: représente la droite républicaine, conservatrice mais réservée à l'égard des propositions libérales les plus hardies. Parti dont l'audience a longtemps été faible, mais qui s'est imposé depuis la 5ème législature comme le premier parti de droite.
Parti d'Action Nationale - Nemzeti akcio partja (mais Nap, car ça veut dire "Jour") - Strana Narodni Cinnosti-Partei für die Nationale Tätigkeit: regroupe divers éléments d'une extrême-droite qui refuse le régime: nostalgiques de l'empire, populistes partisans d'un pouvoir fort, catholiques intransigeants, aristocrates élitistes, ultranationalistes, modernistes prônant un dépassement du socialisme et du capitalisme. Malgré l'attitude radicale de son mouvement de jeunesse Nouveau Jour, le parti accepte le jeu parlementaire, et a même participé à des coalitions régionales avec le centre-droit. Popularité très variable. Parce que, la Réforme, c'est aussi du rêve, et la conscience des profondeurs en nous:
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http://... Une Gerboise, ça mord  |